Le Kawar
"Au-delà de l'aridité et des sables se trouve un pays où l'on chemine d'île en île, des lieux où l'on trouve du sel en abondance et des maisons bâties en pierre de sel... Les hommes qu'pn y rencontre sont des troglodytes, se nourrissant de reptiles de toute sorte; ils sont très agile à la course...ils n'ont pas de langage, et communiquent entre eux par de petits cris semblable à ceux des chauves-souris" Herodote (Ve Siècle)
Les troglodytes dont parle Hérodote furent chassés du Kawar par des guerriers venus du Nord, sur des chars tirés par des chevaux. On raconte que les Romains s'avancerent sur la transsaharienne jusqu'au Kawar; S. Flacus et J. Matemus avaient le souci de savoir "s'il y avait du monde au-delà?".
Vers le IIIe siècle avant J-C, le chameau, importé d'Asie Mineure par les Romains, supplanta définitivement le cheval, suite à l'aggravation des conditions climatiques.
La piste caravanière fut contrôlée par les gens du Nord, les Arabes de Tripolitaine jusqu'au XIIIe siècle. Par la suite, affaiblis par des querelles dynastiques, ils abandonnèrent leur monopole aux gens du Sud, les Noirs du Kanem-Bornou.
A partir de ce moment, ni le nord ni le sud ne put assurer sa sécurité; son rôle dans le cadre d'échanges internationaux périclita peu à peu; le Kawar se fortifia, livré aux coinvoitise des populations du désert, Toubous et Touaregs, luttant pour le contrôle des salines et au pillage des Ouleds Slimans (Ulâd Sulaymân), tribut arabe autrefois puissante, chassée de syrte en 1842, après une révolte de 30 ans contre les Turcs.
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